PRÉCONISATIONS DE LA COUR DES COMPTES

, par SN FO SJC

GEL DES CARRIÈRES, DIMINUTION DES CONGÉS, AUGMENTATION DU TEMPS DE TRAVAIL, RÉDUCTION DES PRIMES

A l’heure où on assiste à des mouvements sans précédent dans les tribunaux, le premier président de la Cour des comptes propose des mesures qui vont à l’encontre du ras le bol des fonctionnaires sur leur niveau de vie.

La Cour exhorte le gouvernement à la maîtrise de la masse salariale publique incontournable selon elle, pour mettre un frein aux dépenses publiques.

la Cour prône la suppression de 30 000 postes par an en ciblant davantage les hôpitaux et les collectivités territoriales sans écarter toutefois l’État. Elle estime que cette mesure devrait s’accompagner d’une augmentation de la durée du travail des fonctionnaires.

La Cour suggère sans détour au gouvernement de ne pas se priver du levier de la baisse des effectifs dans la fonction publique - État - collectivité locale - hospitalière, soulignant qu’une telle baisse “ est porteuse d’ économies importantes et durables ”.

La Cour affirme que le maintien du gel du point d’indice des fonctionnaires jusqu’en 2017 est une mesure “insuffisante” au vu des objectifs d’économies planifiés.

La Cour conseille de poursuivre la baisse des effectifs et de geler les embauches dans les ministères “prioritairesÉducation, Justice, Intérieur. Ce qui reviendrait à supprimer un peu plus de 10 000 postes par an pour faire une économie de 450 millions d’euros par an.

Didier Migaud admet tout de même que “l’État a déjà consenti beaucoup plus d’effort que les autres administrations publiques” car 150 000 postes ont été supprimés entre 2007 et 2012.

L’effort globalement réalisé serait équivalent à celui porté par le seul État entre 2008 et 2012” lors de la RGPP “mais il serait partagé cette fois avec l’ensemble des administrations publiques”, plaide la Cour.

En résumé la cour suggère :

- la hausse de la durée effective de travail par la suppression de 2 jours de congés
- un alignement de la durée effective du travail sur la durée légale, ce qui induira plus de contrôle
- la réduction du nombre de jours d’absence par exemple en rétablissant la journée de carence en cas de maladie, éventuellement augmentation de la durée légale.
- de baisser les heures supplémentaires ou diminuer le rachat de jours de congés épargnés.

Force Ouvrière dénonce le manque de considération, le manque d’écoute du malaise des fonctionnaires qui sont loin d’être des privilégiés comme le laisserait entendre l’adoption de telles mesures.

A.JEAN : SG/SNSJC FO

M.C. MARIN : SGA/SNSJC FO